Temps de travail : Sonnette d’alarme !

jeudi 16 février 2012
par  Ben, CGI
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Les OSR [1] négocient depuis début Octobre, un accord sur l’Organisation du temps de Travail pour les salariés de CA-Technologies et CA-Services.

Quatre mois après le début des négociations, la direction dévoile enfin plus clairement ses intentions :

 Astreintes, bascules, démarrages

Le principe que l’entreprise retient est que astreintes et travail le Dimanche sont inhérent à son fonctionnement. Ce principe n’est pas remis en cause par les OSR.

Le Syndicat de l’Informatique Crédit Agricole CGT considère que les astreintes doivent être l’exception de l’exception car nous ne sommes ni médecins, ni pompiers. Par la mise en œuvre de méthodes de production de qualité, les applications informatiques peuvent être majoritairement mises à disposition et activées en jour ouvré et les techniques de reprise, en cas de plantage, doivent être exécutables facilement par les équipes de pilotage qui délivrent ensuite les éléments nécessaires au dépannage aux équipes expertes concernées.

La direction voudrait des astreintes obligatoires, les OSR voudraient qu’elles soient effectuées sur la base du volontariat. En contrepartie, certaines OSR proposent de ne pas limiter leur nombre, contrairement à la direction qui voudrait limiter à 75 par an, dans la limite de 2 WE/mois et 14J/mois.

Pour la CGT, nous proposons de réduire ces limites pour protéger les salariés et imposer ainsi la mise en œuvre de systèmes de production de qualité.

En effet, la plupart des salariés qui sont maintenant affectés à des postes nécessitant aujourd’hui des astreintes (notamment GSI), le sont sans avoir eu connaissance de ces contraintes au moment de la formulation de leur voeux ou de l’acceptation de leur proposition de poste. Nombreux ne veulent pas les faire, au mieux, ils attendent les compensations en cours de négociation.

Les OSR négocient une contrepartie financière coefficientée sur le type (férié, WE, veille de WE, etc.) et la récurrence (dans le mois, par exemple).

Pour les interventions (hors astreinte, planifiée et ponctuelle), les OSR ont fait des propositions concrètes, mais insuffisantes, à notre avis.

La direction a émis des contre-propositions au rabais. Les OSR vont-elles se résoudre à négocier pour 1€ de plus l’heure de compensation ? [2]

Pour la CGT, le problème doit être pris dans le bon sens (en action !) :

  • Un poste nécessitant des astreintes ponctuelles doit être rémunéré en tant que tel (Rémunération métier complémentaire associée à cette contrainte potentielle), en plus du salaire conventionnel, et des interventions.
  • Les astreintes doivent être limitées dans le temps, dans la durée et en nombre.
  • Les astreintes doivent être rémunérées à hauteur de l’inconvénient qu’elles imposent.
  • Le repos du Dimanche ne doit pas faire l’objet de dérogation à la loi. Les projets doivent prendre en compte le mécanisme de mise en production sans perturber le fonctionnement bancaire, en journée.
  • L’obligation d’avoir deux jours de congé consécutifs doit être respectée sans dérogation.
  • le processus d’affectation doit être refait pour que les salariés soient affectés à un poste qui leur convient en toute connaissance des contraintes qui y sont attachées.

 Horaires :

Les plages de travail ont l’air de se stabiliser sur : 7h – 9h30 – 11h30 – 14h – 16h - 19h [3]

L’amplitude de fonctionnement est donc de 12h, et la direction voudrait que les managers puissent imposer au salarié des périodes de travail déterminées pendant les plages variables, dans la limite de 10h par jour. C’est à dire que les plages variables deviennent... fixes ou variables selon les besoins de l’entreprise.

Pour la CGT, c’est inacceptable. Les salariés doivent pouvoir, au XXI° siècle, organiser leur vie professionnelle et leur vie privée en harmonie, à l’intérieur de vraies plages fixes (pour répondre aux besoins de l’entreprise en matière de travail collectif) et variables (pour assurer la part de travail individuel due par le salarié et organisée selon ses contraintes personnelles).

Il semble qu’aucune des Organisations Syndicales autour de la table ne soit disposée à signer les dernières propositions de la direction. Espérons qu’elles résistent à la tentation de signer un accord au rabais qui serait mieux que si c’était pire...

 Quelle suite ?

Les discussions dans les salons feutrés de la FNCA ne suffiront pas à faire entendre la voix des salariés s’ils ne se mobilisent pas, ensemble, derrière des syndicats qui prennent enfin conscience qu’ils représentent les salariés.

Dans un contexte économique tumultueux, qui chahute les salariés au gré de la perte du pouvoir d’achat et des attaques constantes des conquêtes sociales (35h, santé, retraite...) que nos aînés ont gagnés, les salariés doivent jouer la solidarité qui est une forme de pouvoir et se serrer les coudes face à des directions de plus en plus offensives qui, d’accord en accord, grignottent les avantages antérieurs. La conscience de la nécessité de préserver nos intérêts, et pas ceux des actionnaires, s’impose. Nos conditions de travail et de vie en dépendent et ont un impact sur les condtions de vie de nos familles !


[1] Organisations Syndicales Représentatives (dont est exclue le Syndicat de l’Informatique Crédit Agricole CGT - SICACGT)

[2] Pour le cas normal

[3] Les plages en italique sont les plages fixes.


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