20 FEVRIER, GREVE GENERALE

mercredi 19 février 2020
par  CGI
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Les réfractaires au projet de retraite du gouvernement ne cesse d’augmenter !

- Si la CGT a alerté, la première, dès la lecture du rapport Delevoye, sur les effets délétères de cette réforme, c’est une intersyndicale largement majoritaire chez les salariés qui réclament son retrait depuis des mois.
- On ne compte plus les professions qui, chaque semaine, rejoignent le mouvement de contestation : des danseuses de l’opéra en passant par les avocats (tous les barreaux sont en grève !), par les égoutiers (dont l’espérance de vie est de 13 ans inférieure à la moyenne de la population !) et jusqu’aux ouvriers du bâtiment (pour lesquels aucun critère de pénibilité n’est retenu depuis la suppression par le même gouvernement des critères de charges lourdes, vibrations et exposition chimique). Même les agriculteurs, un temps bernés par la communication du gouvernement, ont compris que le minimum annoncé ne réglerait en rien la situation des faibles pensions dans le monde agricole …
- Le Conseil d’Etat a rendu un avis des plus sévère sur le projet.
- En commission à l’Assemblée nationale, seuls contre tous, les députes LREM ont subi le débat sans fournir d’arguments concrets pour soutenir ce projet. Cet examen a démontré un système ni simple, ni lisible, ni juste, dont personne ne peut évaluer les contours financiers réels au point que certains députés LREM interrogent, dubitatifs à ce sujet, le gouvernement.
- Aucun Conseil d’Administration des Caisses de retraite n’est favorable à ce projet (à la MSA, administrateurs et salariés sont inquiets) !
- De plus en plus de tribunes réunissent, artistes, scientifiques, économistes … qui réclament le retrait. Bref, le gouvernement est seul à vouloir imposer ce projet qui au-delà de la retraite trace un chemin de société rejeté par une très large majorité !

1 – Lisibilité ? Aucune !

- Ce système ne permet à personne de connaitre l’âge auquel il pourra cesser son activité, la part de revenu qui lui sera garantie
- Ni les valeurs du point, ni les modes de calcul ne sont définis
- L’indexation des pensions sur les salaires, annoncée par le 1er Ministre, est remplacée par un indice qui n’existe pas et qui n’est pas défini

2 – Simplicité ? Aucune !

- Si acquérir des points tout au long de sa carrière parait simple, tout se complique dès qu’il s’agit des périodes d’arrêt maladie, de maternité, d’accident du travail, de chômage …
- Si convertir ses points en pension à l’âge de la retraite parait simple, tout se complique dès qu’il s’agit de savoir à quel prix et à quel âge !

3 – Justice sociale ? Aucune !

- Ce mode de conversion reproduit à la retraite tous les accidents de vie et toutes les inégalités de la vie active
- Mettre au monde et élever un enfant constitue une bonification de 8 trimestres aujourd’hui. Avec le système à points, l’enfant d’un cadre supérieur apporterait une meilleure bonification que celui d’un ouvrier (5% du nombre de points en fin de carrière) !
- Selon l’INSEE, 1 pauvre sur 4 n’atteint pas les 62 ans et ce projet propose d’obtenir une pension sans décote après 65 ans : 1 pauvre sur 3 financera ainsi la retraite qu’il n’aura jamais !
- Au-delà de 10 000 € / mois, la cotisation passerait de 28% à 2.8%, c’est 4.5 milliards de moins chaque année pour les retraites et nous devrions accepter de travailler plus longtemps pour résoudre l’équilibre budgétaire ?

L’histoire doit nous apprendre :

- Le recul de l’âge de la retraite à 62 ans a déporté vers les caisses d’assurance chômage et d’assurance maladie le « gain » opéré sur les caisses de retraite (sans compter le chômage allongé des jeunes) et a provoqué un abaissement de l’espérance de vie en bonne santé

    • N’est-il pas préférable de financer les retraites de personnes en bonne santé qui participent à nos vies : garde des enfants, animation associative, gestion des communes … ?
    • N’est-il pas préférable de céder aux jeunes générations l’exercice d’un métier plutôt que des années de galère avant d’entrer dans la vie active ?

- La vraie justice ne serait-elle pas d’augmenter les bas salaires et de réduire l’exposition aux travaux pénibles pour permettre aux plus pauvres de tous atteindre l’âge de la retraite ?

- Est-ce trop que d’offrir la retraite à 60 ans quand l’espérance de vie en bonne sante se situe entre 63 et 64 ans ?

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« La retraite ne doit plus être l’antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie. »

Telle était la volonté d’Ambroise Croizat en instituant la Sécurité Sociale et en ouvrant à chacun un droit à la retraite, sans rien soustraire à ceux qui en disposait déjà : 45 ans plus tard le taux de pauvreté des retraités en France était au plus bas ! Les dernières réformes vont à contre-courant alors que les moyens de faire mieux existent …

L’instant est historique : ce choix de société nous appartient !

L’heure n’est plus au soutien mais à l’action : faites entendre votre voix !

LA CGT appelle tous les salariés, y compris ceux du Crédit Agricole, à la GREVE et la manifestation le 20 février !


carte et horaire des manifestations sur le bandeau du site


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