Ah le beau projet, Oh la belle entreprise N°4

vendredi 5 septembre 2014
par  CGI
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La fusion des GIE informatiques en 2011 est une gigantesque réorganisation qui n’a jamais été complètement mise en place et les réorganisations qui ont suivies n’ont ni amélioré l’organisation du travail, ni proposé à chacun une solution d’emploi acceptable.

Dans un contexte d’évolution profonde des méthodes de production, la réorganisation des Etudes, présentée en début d’année, balaie d’un revers de main les efforts d’adaptation réalisés par de nombreux salariés et les solutions d’emploi proposées à d’autres.

La forte mobilisation des salariés en mars et avril appelait à une concrète amélioration de l’organisation du travail et non à des réorganisations cycliques de groupes d’individus (filières, domaines et services).

Mais en l’absence de négociation, acceptée par les Syndicats représentatifs [1], les promesses s’envolent et les réorganisations se poursuivent sans amélioration palpable !

En mai au Comité d’Entreprise, la réorganisation ISI-PROD présentée promet - comme celle des Etudes - quelques embauches mais :

  • des activités « moins qualifiées » sont définitivement externalisées sans requalification [2] des postes internes
  • des postes sont supprimés et d’autres resteront vacants !
  • pendant que le nombre de personnes sans affectation augmente [3] !!

Le Comité d’Entreprise est un lieu d’expression des salariés, les représentants S.I.CA CGT expriment sans relâche les difficultés quotidiennes des salariés et soulignent en quoi les réorganisations successives ne répondent pas à nos attentes collectives d’amélioration des conditions de travail.

En juillet, lors de la consultation sur la réorganisation ISI-PROD, la CGT s’est exprimée pour justifier sa position au regard du dossier présenté :

« Pour rendre un avis sur la réorganisation ISI-PROD en 2014, concernant le nombre de postes, il est nécessaire de remonter le temps.

En 2013, les CDS, en sous effectifs, sont débordés. La Direction doit agir vite car le risque d’une qualité de service insuffisante se profile malgré l’investissement sans relâche des personnes affectées. Alors la solution d’externaliser la prise d’appel, à titre d’expérimentation, était présentée sous son meilleur jour :

  • Améliorer rapidement la qualité de service
  • Améliorer les conditions de travail des salariés des CDS en les déchargeant
  • Et même favoriser l’évolution de la qualification des postes internes par le développement de procédures et la spécialisation des interventions.

Et la conséquence logique de ce type d’expérimentation, c’est aujourd’hui :

  • plus de 100 postes supprimés chez ISI PROD,
  • quant à l’évolution de la qualification des postes internes du CDS … Le dossier de réorganisation ne présente rien en la matière ( !) et la direction dit regarder ultérieurement ce qui relèverait, selon elle, de cas individuels !

Concernant l’externalisation de l’activité monétique, les salariés détachés vers AVEO découvrent avec effroi une nouvelle organisation CAT dans laquelle ils n’ont plus de place.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces externalisations, sous forme d’expérimentation ou pas, ne sont pas gagnant/gagnant et le Syndicat de l’Informatique Crédit Agricole CGT avait rendu, pour chacun de ces projets, des avis défavorables.

L’externalisation progressive d’activités pose la problématique :

  • de la maitrise de nos missions de bout en bout,
  • de la richesse de nos métiers qui alimente les évolutions de carrière, la progression professionnelle et participe à la motivation entre autre.

Et au bout du bout, l’externalisation conduit à la suppression de postes et donc d’emplois au Crédit Agricole et ces emplois sont les nôtres.

Au-delà des postes supprimés, des postes vacants sont maintenus sans aucune volonté de les pourvoir : à quoi peut bien servir une organisation qui n’est jamais concrètement mise en œuvre ?

Sans réelle volonté de compléter l’organisation par des effectifs internes cohérents avec la charge de travail récurrente de l’entreprise, l’organisation reste une image, un mirage qui permet de ménager un temps la chèvre et le chou.

Ainsi le volet recrutement, avec seulement 40 embauches annoncées sur deux ans ne couvre même pas les prochains départs en retraite [4] !

Alors, lorsque vous osez parler de sureffectif dans certaines équipes, votre discours frise l’insolence vis-à-vis des personnes qui malgré leur surmenage empilent les dossiers en attente et effectuent un nombre d’astreintes au-delà du raisonnable.

Enfin, vous nous présentez les réorganisations successives comme autant d’opportunité pour les salariés non affectés.

Pourtant le nombre des personnes non affectées dans nos GIE était parvenu à descendre en dessous de la dizaine en 2012 alors qu’il frise la trentaine aujourd’hui, nombre auquel il convient d’ajouter plus de 160 personnes sur des missions qui ne sont pas toutes des aménagements précédant un départ en retraite.

Le moins que l’on puisse dire est que l’argument de l’affectation ne se vérifie pas.

En revanche les conditions de travail se détériorent, les salariés sont en perte de repère, le surmenage menace les uns, d’autres sombrent dans la démotivation, plus personne n’ose se demander quand il pourra travailler sereinement, une seule certitude émerge : « encore un peu plus de bazar en perspective ».

Le Syndicat de l’Informatique Crédit Agricole CGT ne vous accorde pas plus de crédit que les salariés sur ce dossier qui, malgré un contenu plus étoffé et une information plus transparente que le dossier MOE-ED initial, s’inscrit dans la même logique.

Le Syndicat de l’Informatique Crédit Agricole CGT émet un avis défavorable à cette réorganisation. »

« Effroi » et « Insolence » sont les deux éléments retenus par la Direction et contestés. Selon elle, les dires de la CGT sont partagés par peu de salariés !  [5]

« La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire. » (Abbé Pierre)

Sans compromission et sans ambiguïté, S.I.CA CGT assume ses responsabilités au service des intérêts des salariés.

La CGT pour vous et avec vous !


[1] SUDCATS / SNECA-CGC / CFDT / CFTC depuis les élections professionnelles 2011

[2] pourtant annoncée

[3] minimum atteint en 2012 : 9 et actuellement : 26 et 162 personnes sans poste affectées sur des missions

[4] ndlr au sujet desquels la direction refuse de donner le nombre même approximatif mais la répartition des effectifs par tranche d’age permet de s’en faire une idée ...

[5] ndlr : en référence aux résultats électoraux 2011 probablement


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