Comité d’Entreprise du 21 février 2013

Transfert d’Activité vers GSI du Support Fonctionnel aux migrations
mardi 26 février 2013
par  CGI
popularité : 93%

Transfert de compétence : L’expertise du budget prévisionnel 2013 confirme le pilotage àvue que nous supposions !

  • Les CHSCT ne rendent pas d’avis faute d’une information suffisante et votent une expertise sur les conditions de travail
  • Le CE conditionne la restitution de son avis aux conclusions àvenir des CHSCT pour s’assurer de l’adéquation budgets/ressources et des conditions de travail.

Imposons la prise en compte de la charge réelle de notre travail, nos conditions de travail en dépendent !

Halte au pilotage àvue qui, àtermes, mine la pérennité de l’entreprise et celle de nos emplois !!

Après une journée d’échanges, qui reposent encore et toujours sur la confiance que nous devrions accorder àune direction qui justifie l’absence d’éléments prévisionnels concrets en expliquant que par définition l’avenir est incertain [1], qu’il faut savoir faire preuve d’adaptation et que dans ce domaine depuis deux ans elle a fait ses preuves !!

Sans autre information, la Direction souhaitait requérir l’avis du Comité d’Entreprise afin de reprendre son projet làoù elle l’avait suspendu un temps.

Exigeant des garanties pour que les équipes GSI ne croulent pas sous les incidents au moment où elles devront porter mains fortes aux migrations, les élus n’ont pas accédé àla demande de la Direction qui, pour sa part, considère qu’accepter de tels engagements c’est entrer en cogestion avec les salariés par l’intermédiaire de leurs représentants.

Ce serait une sorte de collaboration, et de cela il n’en est pas question !! [2] La Direction décide alors (il est 17h20) d’une suspension de séance, refusant de poursuivre la réunion alors que les autres points àl’ordre du jour ne sont pas traités et qu’il avait été convenu de poursuivre jusqu’à19h30 cette réunion, la Direction en avait probablement assez entendu ...

Le représentant syndical CGT fait la déclaration suivante :

Début 2013, le transfert d’activité vers les équipes GSI du support fonctionnel aux migrations était annoncé par la Direction et sa mise en œuvre présentée par les managers.

[bleu]Les salariés, managers de proximité inclus, ont immédiatement réagi au regard :

  • de la charge de travail qu’ils assument déjà,
  • des compétences métier que certains salariés affectés àGSI n’ont pas encore complètement acquises,
  • des effectifs incomplets des équipes, alors que des prestataires sont partis précipitamment fin 2012, emportant parfois une part de connaissance faute d’un délai de prévenance suffisant pour en assurer le transfert
  • du très faible délai présenté – moins de 3 mois – pour acquérir le niveau de connaissance suffisant àassurer la performance nécessaire aux travaux délicats nouvellement confiés, qui portent les principaux objectifs de l’entreprise
  • des nouvelles contraintes ajoutées par ce transfert d’activité, annoncé de manière subite et apportant son lot de week-ends et de nuits àsacrifier, des périodes importantes fermées àtoute prise de congés.[/bleu]

[bleu]Les questions essentielles soulevées par la mise en Å“uvre de cette décision portent sur :

  • la bonne adéquation des ressources disponibles au regard de la charge réelle de travail des équipes GSI et des autres équipes qui pourraient être sollicitées en cascade
  • les impacts de ce transfert d’activité sur les conditions de travail des salariés.[/bleu]

Ces faits préoccupants ont conduit les élus àdemander la suspension de la mise en œuvre de cette décision et la mise en œuvre d’un processus d’information/consultation lors de la réunion plénière du Comité d’Entreprise de janvier 2013.

En réponse au courrier envoyé par les représentants du personnel, le Directeur évoque une ré-internalisation initialement prévue de cette activité alors que son externalisation en 2011 n’a fait l’objet d’aucune information le précisant. Par ailleurs, le rapport d’expertise, présenté ce matin dans le cadre de l’information/consultation acceptées par la Direction, le présente par la recherche d’une marge de manœuvre pour respecter une enveloppe budgétaire de prestation en 2013 qui a conduit àcette option. Deux explications assez différentes sont données là.

Le rapport d’expertise des budgets 2013, présenté en séance, n’apporte pas d’élément validant la balance carrée évoquée par le Directeur Général pour démontrer la bonne adéquation entre ressources et travail réel. Le Directeur Général reconnait l’absence d’une gestion rigoureuse des projets alors qu’il qualifie, par ailleurs, l’entreprise de « boite àprojets  » et que son plan de charge est construit par un mouvement itératif remontant dont personne ne peut justifier les éléments qui seraient remontés.

La Direction laisse apparaitre l’incapacité de l’entreprise àprévoir au prétexte que l’avenir est par définition incertain, elle privilégie une adaptation permanente qui peut s’entendre pour le pilotage d’une petite entreprise mais n’est pas envisageable pour une structure aussi importante que CA Technologies.

Les CHSCT se sont exprimés hier en incapacité de rendre un avis éclairé sur ce transfert d’activité sur la base des éléments communiqués et ils ont voté une expertise indispensable pour répondre aux principales préoccupations soulevées par ce dossier.

Les conditions de travail des salariés concernés sont le point majeur de cette consultation, le Syndicat de l’Informatique Crédit Agricole CGT considère qu’un avis éclairé ne peut être rendu sur la base des éléments connus àce jour.

Ces faits préoccupants sont portés par l’une des filières majeures de l’entreprise, qui disposait d’un Directeur particulièrement rigoureux dont on ne peut que déplorer l’absence non remplacée depuis plus d’un an maintenant. Nous sommes là, dans la démonstration de ce que nous redoutons : une charge de travail réelle excessive, portée par un nombre de salariés insuffisant qui conduit àfaire porter aux salariés une usure et un risque sur leur santé en plus de conduire àune qualité de travail médiocre qui pourrait peser àterme sur la pérennité de l’entreprise et de nos emplois. La consultation de l’organigramme de l’entreprise, récemment mis en ligne, ne rassure guère àce sujet compte tenu du cumul de postes de nombreux managers.

Tous les éléments présentés aujourd’hui, en confirmant l’absence de rigueur dans le pilotage d’une entreprise qui ne peut se satisfaire de naviguer àvue, sont de nature àaffecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise.

La réunion se poursuivra le 28 mars.

Porte sur toi un ruban rouge en signe de ta détermination àprotéger ton emploi, tes conditions de travail et de vie

« Les seuls combats perdus d’avance sont ceux qui ne sont pas menés  ».


[1NDLR : tient, ca me rappelle Kodack, GoodYear, Conti, Peugeot et les autres...

[2L’usage par la Direction du mot "collaborateur" n’est bien qu’un miroir aux alouettes qui vise àfaire adhérer les salariés aux projets patronaux sans aucune résistance. Le verbe "partager" est de la même manière abusivement utilisé àla moindre information présentée aux élus, laissant entendre une forme d’acceptation. Vous pourriez penser qu’il ne s’agit làque de sémantique alors que la manipulation commence déjàlà.


Agenda

<<

2022

 

<<

Octobre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
262728293012
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31123456
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Sites favoris


1 site référencé dans ce secteur

Brèves

1er novembre 2013 - Ecotaxe Poids Lourds

La CGT Transport (Bretagne) nous ouvre d’autres perspectives d’analyses ...
pour que le « JUSTE (...)

26 août 2013 - CHICHE !

Tous droits réservés Marianne 2013 Parution : Hebdomadaire
Plus cher que le coà»t du travail, (...)

21 avril 2013 - ANI - Coup de force au Sénat

En ce 21 avril, alors que le Sénat examinait l’article 4 du projet de loi transposant l’Accord (...)

2 juillet 2012 - Les bijoux de famille, soldes nationales

Le Crédit Agricole chercherait à se séparer de sa filiale Cheuvreux.
Le bruit court, persiste, (...)

27 avril 2012 - Sur le 1er Mai, l’ombre de Pétain

PAR LAURENT MAUDUIT ARTICLE PUBLIÉ LE MARDI 24 AVRIL 2012, sur Mediapart
La nouvelle polémique (...)