Sans tambour ni trompette ...

vendredi 12 octobre 2012
par  CGI
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Eh oui au Crédit Agricole, les fusions informatiques se suivent et les techniques de gestion et la capacité d’anticipation ne s’améliorent pas !!

Ainsi c’est sans tambour, ni trompette que de nombreux prestataires ont appris mercredi que leur prestation se terminerait ce soir.

Pourquoi ?

Parce que les budgets sont bouffés, parce que de nombreux projets sont suspendus, rapportent nos managers de proximité, abasourdis par une décision aussi brutale qu’incompréhensible.

Et c’est àeux qu’est confiée la terrible tâche de redescendre l’information diront certains, la mauvaise nouvelle pour d’autres, une situation jugée inhumaine par ceux qui ont un cÅ“ur !!

Notre direction ne manquera pas de rappeller qu’elle achète une prestation, qu’elle respecte les délais de prévenance inscrits aux contrats - quand il y en a - et enfin qu’il appartient aux sociétés de services d’informer leurs salariés des fins de contrats potentielles puis effectives.

La Direction se gardera bien de préciser que très régulièrement certains contrats àdurée déterminée sont reconduits avec retard, les prestataires continuant la prestation en l’absence de signification explicite d’arrêter, dans l’espoir d’un nouveau contrat mais au risque d’être congédiés du jour au lendemain.

Force est de constater que l’externalisation d’activité auprès de société de services place le salarié prestataire dans un état de dépendance proche de celui des ouvriers qui, àla fin du 19e siècle, attendaient sur les marchés ou bourse du travail d’être sélectionnés par un employeur potentiel.

De plus ces organisations basées sur une externalisation importante n’apportent rien de bon aux salariés des entreprises clientes dont les conditions de travail sont aussi soumises àrudes épreuves, nous le voyons bien.

Pour la direction, le recours aux sous-traitants justifie le non remplacement des départs, le report d’hypothétiques embauches qui permettraient de pourvoir l’ensemble des postes proposés dans une organisation cible qui ne verra probablement jamais le jour.

Pour la direction, le recours aux sous-traitants justifie des formations a minima qui placent les salariés dans la difficulté et dans une dangereuse situation de faiblesse lorsque la prestation s’arrête brutalement, emportant avec elle la compétence nécessaire. Et le risque est àson paroxisme lorsque l’entreprise cliente a perdu toute capacité àremplir sa fonction.

Mais avant ça, la souplesse offerte par le recours aux sous-traitants gangrène progessivement les fonctions prévisionnelle et gestionnaire de l’entreprise, la rendant progressivement incapable d’anticiper et toujours plus dépendante du service. Et la bataille sera rude pour être la dernière société de service en piste.

Mais alors qui gagne àce jeu là ?

Les actionnaires des entreprises de services, souvent les mêmes que ceux des entreprises clientes qui tirent les ficelles et s’organisent encore et toujours pour que les charges des unes se transforment en bénéfices des autres lesquels viennent servir leurs dividendes.

Et pendant que la roue tourne avantageusement pour ces milliardaires qui n’auront pas assez d’une vie pour dépenser leur magot :

  • certains pleurent le départ de collègues prestataires,
  • d’autres (et parfois les mêmes) appréhendent les problématiques qui surgiront dés lundi,
  • les managers organiseront, tant bien que mal, la bascule des caisses suiveuses et désigneront, si nécessaire, les volontaires des astreintes dont personne ne voudra
  • les directeurs se féliciteront d’avoir enfin livrer les tablettes offrant la signature électronique
  • pour au final entendre dire que de nouvelles économies d’échelle sont àréaliser, qu’il serait plus rationnel de travailler sur trois ou quatre sites, qu’il faut se recentrer sur certaines activités et concéder àdes spécialistes certains travaux qui, hier, constituaient le cÅ“ur de nos métiers.

Ainsi ira le monde, si au prétexte d’une situation encore acceptable nous refusons de nous unir pour nous opposer aux décisions de marionnettes manipulées - mais pas gratuitement - par ceux qui n’aspirent qu’àfaire de l’argent avec de l’argent au mépris des besoins réels des populations.
Nous sauverons peut-être nos fesses, mais quel avenir pour nos enfants ...

Mais que faire ??

  • Nous pourrions déjànous opposer aux suppressions des postes cibles non pourvus, proposés pour limiter la casse affichée sur la bande annonce du projet NICE et qu’ils ne tarderont pas ànous présenter comme inutiles
  • Nous pourrions aussi exiger l’embauche des prestataires dont on pleure le départ -entre autres - et qui détiennent un réel savoir faire.

Comment ?

Je vous laisse imaginer dans la période actuelle ...
Et ne criez pas "oh sabotage !!", presque tout le monde aurait ày gagner :

  • pour les salariés de CAT/CAS : ce sont des conditions de travail plus sereines avec un effectif complet et compétent
  • pour les embauchés : ce sont des conditions de travail plus stables pour des ex-prestataires et pour les privés d’emploi c’est tout simplement les moyens de vivre
  • pour les caisses régionales : c’est la garantie d’un travail de qualité sans dépenser plus, voir moins ...
  • pour les actionnaires : ahah c’est làque le bas blesse, une part de charge qui bien que moindre (un salarié coà»te moins qu’un prestataire) se transforme en masse salariale au CA et ne peut plus alimenté les bénéfices qui abreuveraient des dividendes en SSII ...

Mais pour ce qui me concerne, je ne suis pas actionnaire et vous ?


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