Ratifier, c’est se tirer une balle dans le pied !

mercredi 26 septembre 2012
par  Ben
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Dans le fracas médiatique actuel autour de la vidéo imbécile diffusée sur internet par quelques allumés, il peut sembler difficile de faire entendre d’autres propos, d’autres préoccupations et notamment de parler de quelques enjeux sociaux qui ont pourtant pesé lourd dans la décision des Français d’en finir avec l’ère sarko.

Pourtant, les syndicats, le patronat, le gouvernement ont entamé ces derniers jours des négociations importantes. Qu’il s’agisse des suites de la conférence sociale des 9 et 10 juillet, de la conférence environnementale, de la réforme de l’hôpital, le dialogue social est en marche.

Mais ce n’est ni sans mal, ni sans écueil.

Car le patronat ne semble pas avoir du tout pris la mesure de la volonté populaire de changer la donne économique et sociale et de leur côté, le gouvernement et l’exécutif donnent le sentiment de ne pas vouloir attaquer frontalement les sujets qui fâchent.

C’est ainsi par exemple que les meilleures intentions buteront toujours sur les contraintes budgétaires, la fameuse question des moyens et l’on en revient àcette brà»lante question d’actualité autour de la ratification par la France du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance.

Il ne s’agit pas d’un texte anodin.

S’il devait être ratifié, « il institutionnaliserait de fait l’austérité et enfoncerait les Etats dans une crise durable.

Ce Traité pèserait de manière négative sur leurs politiques et leurs programmations budgétaires. Il aurait des conséquences lourdes sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics... pour l’ensemble des salariés, des jeunes, des retraités et privés d’emploi, et particulièrement pour les femmes  » viennent de réaffirmer en chÅ“ur la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unef.

« Le Traité continuerait et accentuerait la logique des indicateurs absurdes hérités du Pacte de stabilité et de croissance de 1997 (limitation à3% du déficit et 60% de la dette) sans tenir compte des cycles économiques et de la crise actuelle  », assurent les quatre organisations.

Il n’échappe àpersonne que toutes les organisations syndicales françaises ne sont pas rassemblées dans ce texte et on peut le regretter, mais voyons bien que pour sa part, la Confédération européenne des syndicats (CES) qui rassemble plus de 80 organisations en Europe est opposée àla ratification de ce texte et prône la mise en œuvre d’un contrat social proposé par l’ensemble des confédérations européennes réunies au sein de la CES.

En entendant cet appel, le gouvernement français, les parlementaires donneraient véritablement le signe qu’ils sont àl’écoute du mouvement social.

A l’inverse, s’ils ratifiaient le complot Sarkozy-Merckel, ils se priveraient de toutes les marges de manœuvre pour conduire une autre politique tournée vers la relance et la satisfaction des besoins sociaux.


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